samedi, 24 avril 2010
A qui profite le crime ?
Je diagonalisais, l’autre jour, les commentaires laissés en marge d’un article de Libération relatant les derniers attentats survenus en Irak. Et là, surprise !
Voilà qu’un lecteur – fin analyste, à en croire le nombre impressionnant de commentaires laissés par lui – conclut, au terme d’explications tarabiscotées, à la culpabilité des États-Unis.
Je m’attendais à trouver le sempiternel réquisitoire selon lequel, en provoquant la chute du régime de feu Saddam Hussein (que sa mémoire soit honnie), les Etats-Unis se rendirent responsables du chaos qui s’en suivit.
Que nenni ! L’auteur pointait du doigt la CIA (rien de moins), accusée de placer, à l’occasion d’innombrables contrôles ou fouilles, une bombe dans le véhicule d’innocents conducteurs et de la faire détonner à distance devant une école, un marché, une mosquée etc.
Point de justification, pas le moindre commencement de preuve dans tout ça, mais en fil conducteur apparaissait cette interrogation, frappée au coin du bon sens, « À qui profite le crime ?» Aux Etats-Unis, bien sûr, qui chercheraient par tous les moyens à s’installer pour de bon en Irak et à supprimer sa population, contrairement aux intentions de retrait exprimées officiellement par Barack Obama…
En réalité, nombre de crimes et délits ne bénéficient à personne. Pas plus les destructions, dégradations et détériorations, les fausses alertes, que le terrorisme. Celui qui brûle un bus ou une boîte aux lettres ne tire aucun bénéfice de son action.
20:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, etats unis, libération, commentaires, complot, cia
vendredi, 16 avril 2010
Réfugiés
Voilà que la Tanzanie a décidé d'offrir la nationalité à 162 000 réfugiés, originaire du Burundi, installés sur son territoire depuis 38 ans.
Quel bel exemple pour les pays arabes, qui ont toujours su témoigner (à l'ONU du moins) d'un intérêt particulier pour le sort des Palestiniens. S'en inspireront-ils ?
En effet, comment expliquer qu'un individu, né aujourd'hui au Liban de parents palestiniens nés eux même au Liban (disons en 1990), de grand-parents nés eux aussi au Liban (disons en 1970), et parfois d'arrière grand-parents nés au Liban (disons en 1950) se voient aujourd'hui conférés, dès la naissance, le statut peu enviable de réfugié ?
21:47 Publié dans international | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tanzanie, burundi, liban, palestine, réfugiés
mercredi, 10 mars 2010
Le jour viendra-t-il ?
Le jour viendra-t-il où l'occident cessera de courber l'échine vis-à-vis des dictateurs les plus arriérés, au nom de la sacro-sainte diplomatie ?
Résumé de la situation :
1) La Suisse arrête un des enfants de Kadhafi, l'inénarable dictateur au pouvoir en Lybie. Motif invoqué : coups et blessures commis à l'encontre de deux employés domestiques.
2) Après bien des épisodes, voilà donc que notre cher Colonel appelle au jihad contre la Suisse, et bloque les visas UE (Quel dommage !).
3) Un haut diplomate américain, Mr Crowley, balaie l'appel de ces mots "lots of words, not necessarily a lot of sense."
4) La Lybie menace les États Unis de sanctions.
5) Et voilà le plus cocace, la superpuissance US plie devant l'ancien état pariah, la Lybie, et s'excuse platement.
A quand le drapeau vert flottant sur le capitole (en guise d'excuse - bien entendu) ?
00:28 Publié dans international | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouammar kadhafi, lybie, usa, etats unis
samedi, 27 février 2010
Guess who's coming to dinner

Ceci n'est pas un cliché (crédit photo AP / BBC news)
And guess who's coming to dinner ?

22:01 Publié dans international | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, syrie, liban, mahmoud ahmadinejad, bachar el assad, hassan nasrallah
vendredi, 26 février 2010
Cuba, Castro, Tamayo, et mon ami Chavez
Suite au décès du dissident Cubain, Orlando Zapata Tamayo, dans les geôles cubaines, la communauté internationale fit part de son indignation.
Plus que cette condamnation (de pure forme ?) d’un régime dont personne n’attend plus rien, le point remarquable de cet épisode tragique fut la réaction du dirigeant du Venezuela, Hugo Chavez, ou plutôt, son absence de réaction.
Prompt à condamner à tout va, et pourtant de visite sur l’île, Hugo Chavez se tint (pour une fois) coi.
“El venezolano, Hugo Chávez, que también se encontraba en La Habana, no se pronunció al respecto.”
Quelle surprise ! N’aurait-il pas d’avis sur la question ? De la part d'un dirigeant aussi volubile, se prononçant sur tout, interrompant les programmes de télévision à n’importe quelle heure pour diffuser ses discours, n’hésitant pas à tutoyer la Reine d’Angleterre (“Reina de Inglaterra, a ti te hablo, reina de Inglaterra ya se acabaron los imperios, ¿no te has dado cuenta reina de Inglaterra? Devuélvele las Malvinas al pueblo argentino") ou à insulter Alvaro Uribe, Président de la Colombie (« Vete al carajo »), le fait est remarquable.
Cela dit, il serait mal placé pour donner des leçons à Cuba, alors que son propre pays subit des coupures d’électricité à tout va, la plus grande inflation d’Amérique du Sud, et vient de se faire allumer par la CIDH (Comisión Interamericana de Derechos Humanos)
Libre à vous de supputer les raisons de son éloquent silence.
15:28 Publié dans international | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuba, fidel castro, orlando zapata tamayo, venezuela, hugo chavez

